Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 17:37

Avec un budget annuel de 26,7 milliards de dollars (rien que ça) les services de renseignement américains sont les mieux dotés de la planète.

 

Des alliances stratégiques et une technologie puissante leur permettent d’espionner de manière routinière téléphone, fax et courrier électronique dans le monde entier.

 

Mais la poule aux oeufs d'or des américains se nomme "Le réseau Echelon"

En fait cet embryon du réseau d’espionnage américain date du début de la guerre froide lorsqu’un premier pacte de collecte et d’échange de renseignements, dénommé Ukusa, fut établi entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis.
 
A ces deux Etats se sont joints le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Et c'est depuis les années 70 que des stations d’écoute implantées dans ces pays captent les signaux retransmis vers la Terre par les satellites de type Intelsat et Inmarsat.
 
Et une centaine de satellites d’observation « écoutent » les ondes : radio, téléphones cellulaires, etc.
   

 

Par ailleurs, tous les réseaux de communication sont écoutés, des câbles sous-marins (des capteurs sont déposés par des plongeurs spécialisés) au réseau Internet

(la surveillance du réseau mondial est particulièrement aisée : la quasi-totalité des données transitent par des « noeuds » situés sur le territoire américain, même lorsqu’il s’agit de connexions européennes ..


Ainsi, chaque jour, des millions de télécopies, de télex, de messages électroniques et d’appels téléphoniques du monde entier sont passés au crible, triés, sélectionnés, analysés.


 Les stations de réception satellitaire captent l’ensemble des faisceaux des satellites Intelsat, la plus importante d’entre elles, localisée à Menwith Hill, en Angleterre, étant placée sous le contrôle direct de la NSA.

 

 

La masse d’informations recueillies est toutefois trop importante pour pouvoir être exploitée sans traitement préalable par les effectifs des services de renseignement et c'est à cet effet que la clé de l’interception,  repose sur de puissants ordinateurs qui scrutent et analysent ces masses de messages pour en extraire ceux qui présentent un intérêt.

 

Les stations d’interception reçoivent les millions de messages destinés aux stations terrestres légitimes et utilisent des ordinateurs pour dénicher ceux qui contiennent des adresses ou des mots-clés préprogrammés..

 

Adresses et mots-clés que les services de renseignement s’échangent sous forme de « dictionnaires » reflétant leurs préoccupations du moment. Il suffit que des mots comme terrorisme, drogue, guérilla, ou des noms comme Castro, Kadhafi, Saddam Hussein, etc. soient émis pour que la communication entière soit identifiée, retenue, analysée.

 

 Un peu à la manière des moteurs de recherche sur Internet, ces « grandes oreilles », munies des meilleurs systèmes automatiques de reconnaissance vocale, de lecture optique et d’évaluation des contenus, sélectionnent les communications à surveiller.

D’autres chercheurs ont établi le scénario suivant, correspondant certainement plus à la réalité de la fin des années 80 qu’aux capacités actuelles du système. Chaque jour, les analystes des diverses agences examinent la moisson de la veille, qui arrive marquée de dates, d’indications de provenance et de destination, et de chiffres-clés : 5 535 représente, par exemple, les communications diplomatiques japonaises ; 8 182, les échanges concernant les technologies de chiffrement, etc.

 

Les données sont transcrites, déchiffrées et traduites sous forme de rapports détaillés ou d'especes de décryptage donnant l’essence d’une conversation ou de résumés reprenant les informations dans leur contexte.

Le document ainsi produit reçoit une estampille « Moray » (secret), « Spoke » (plus secret que « Moray »), « Umbra » (top secret), « Gamma » (interception de communications russes) ou « Druid » (destiné à des pays non membres d’Ukusa).

 

 

Un dernier code (« Alpha » pour les services britanniques (GCJQ), « Echo » pour le DSD australien, « India » pour l’agence néo-zélandaise GCSB, « Uniform » pour le CSE canadien et « Oscar » pour la NSA) indique à qui le message doit être transmis via « Platform », le système nerveux central d’Ukusa...

Autre originalité par rapport aux écoutes « classiques », les interceptions menées par Echelon sont pilotées à partir de mots-clés, et non pas en plaçant sous surveillance systématique des numéros de téléphone, de fax, ou des adresses Internet de personnes précises.

 

 

Cet aspect technique, certes très prometteur en termes de renseignement, efface toute possibilité de définition - par décision judiciaire, militaire ou politique - de la source surveillée : toute personne est susceptible d’être écoutée pour peu que sa conversation soit jugée « intéressante » par le logiciel !

 
 
Les systèmes d’écoutes ne se cantonnent donc pas à la surveillance des activités terroristes ou mafieuses. Le renseignement économique et, partant, les renseignements généraux d’ordre politique en sont aussi un enjeu central. 


Dans un rapport remis, début novembre 1998, au Congrès, un chercheur américain du nom de  Patrick Poole montra que les principales firmes bénéficiant du produit de l’espionnage mené par Echelon sont celles qui fabriquent l’équipement du réseau Echelon, notamment Lockheed, Boeing, Loral, TRW et Raytheon : « Une relation incestueuse si forte, assure le rapport, que les renseignements recueillis sont parfois utilisés pour écarter des fabricants américains de marchés convoités par ces contractants majeurs des secteurs de la défense et du renseignement, qui sont par ailleurs souvent la source de grandes contributions financières aux deux partis qui dominent la vie politique américaine ..

     

D'ailleurs des entreprises européennes ont déjà fait les frais d’Echelon  , Mais comme elles commercent avec les Etats-Unis, elles se taisent ...

Partager cet article

Repost 0
Published by General du pommeau
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de seddouki.foued.over-blog.fr
  • Le blog de seddouki.foued.over-blog.fr
  • : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. Article 19 Déclaration des droits de l'homme
  • Contact

Recherche

Liens